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Le CNTS de Châteauroux ouvre huit journées à ses licenciés d'ici décembre

Le CNTS de Châteauroux ouvre huit journées à ses licenciés d'ici décembre
© PleineMouche

Les installations qui ont accueilli les épreuves de tir des Jeux de Paris 2024 ne servent pas qu'aux équipes nationales. La Fédération française de tir a publié le 2 septembre 2026 le calendrier d'ouverture du Centre national de tir sportif (CNTS) de Châteauroux à ses licenciés pour la fin de l'année : huit journées, réparties entre le 23 octobre et le 5 décembre 2026, exclusivement sur réservation.

Quatre stands ouverts, un cinquième encore à l'arrêt

La fédération ouvre l'accès aux stands de 10, 25 et 50 mètres ainsi qu'au stand de tir aux plateaux. Le pas de tir à longue distance — 200, 300 et 600 mètres — reste fermé : la FFTir indique qu'il sera accessible aux licenciés à terme, une fois réparés les dommages causés par les intempéries.

Pour les disciplines olympiques classiques, l'offre est donc complète. Pour les tireurs à longue distance, qui disposent en France de très peu de pas de tir homologués au-delà de 100 mètres, l'attente se prolonge sans échéance annoncée.

Un accès collectif, jamais individuel

La condition la plus structurante ne porte pas sur le calendrier mais sur la composition du groupe. L'accès est réservé aux groupes de deux tireurs minimum et, pour le tir à la cible, chaque groupe doit comprendre au moins une personne qualifiée. La FFTir retient quatre profils :

  • un arbitre licencié à la fédération ;
  • un titulaire du certificat CAC ;
  • un encadrant diplômé fédéral, au minimum titulaire du BFA ;
  • un encadrant diplômé professionnel, au minimum titulaire du CQP Moniteur de tir.

La logique est celle de la sécurité au pas de tir : aucun personnel fédéral n'est affecté à la surveillance des séances, la responsabilité repose donc sur le groupe lui-même. En pratique, un licencié isolé ne peut pas réserver ; c'est le club, ou un collectif déjà constitué autour d'un encadrant, qui reste l'unité de base.

Vingt-quatre journées d'ouverture au premier semestre 2026, huit seulement au second : le rythme est divisé par trois d'un semestre à l'autre (Fédération française de tir, 02/09/2026).

Un rythme divisé par trois par rapport au premier semestre

La comparaison mérite d'être posée. Selon la FFTir, le CNTS avait été ouvert vingt-quatre jours au premier semestre 2026, de 9 à 17 heures, avec quatre créneaux quotidiens de deux heures. Le second semestre n'en compte que huit, et la fédération n'a pas republié de découpage horaire pour ces journées : la réservation en ligne fait foi.

 1er semestre 20262e semestre 2026
Journées ouvertes248
Amplitude annoncée9 h - 17 h, quatre créneaux de 2 hNon republiée, réservation en ligne
DatesJanvier à juin23-24 octobre, 13-14 et 27-28 novembre, 4-5 décembre

Gratuit, mais pas sans frais

L'accès aux infrastructures est annoncé gratuit par la fédération, avec une participation limitée aux frais réels demandée aux utilisateurs. Les tireurs aux plateaux doivent en plus acquérir une carte à puce réutilisable facturée 15 €, qui reste leur propriété d'une venue à l'autre. Une petite restauration est prévue sur place pour les tireurs et leurs accompagnants.

Le montant exact de la participation aux frais réels n'est pas publié dans le communiqué ; il dépend vraisemblablement de la discipline et du volume de cibleries mobilisées. Ce point se vérifie au moment de la réservation.

Ce que le CNTS n'est pas

La fédération prend soin de couper court à un malentendu prévisible : le CNTS n'est pas un club de tir. La prestation se limite à l'accès aux installations et à la mise à disposition des cibleries. Aucun personnel n'assure l'initiation, l'entraînement ou le perfectionnement, et rien n'y est loué ni vendu — ni arme, ni munition.

Un tireur qui s'y rend arrive donc avec son matériel, ses munitions et, le cas échéant, son encadrant. La détention et le transport relèvent du droit commun, et la présentation d'une licence en cours de validité conditionne l'accès : la fenêtre de validité de la licence FFTir 2026-2027 vaut ici comme partout ailleurs.

Une soupape pour des clubs saturés

L'ouverture arrive dans un contexte de tension sur les pas de tir : la hausse du nombre de licenciés pèse sur des installations dont le nombre n'a pas suivi, un phénomène déjà documenté sur la saturation des clubs de tir. Huit journées sur trois mois ne résoudront évidemment rien à l'échelle nationale.

L'intérêt est ailleurs : pour un groupe encadré, c'est l'occasion de s'entraîner sur des installations au standard olympique, celles-là mêmes qui ont accueilli les championnats d'Europe d'arbalète à Châteauroux. Le reste de l'actualité du tir sportif montre que ces occasions restent rares.

D'après la Fédération française de tir, 02/09/2026.

Questions fréquentes

Un licencié seul peut-il réserver un créneau au CNTS ?
Non. La FFTir impose un groupe d'au moins deux tireurs et, pour le tir à la cible, la présence d'une personne qualifiée dans ce groupe. Le tireur isolé doit donc passer par son club ou se joindre à un collectif déjà constitué autour d'un encadrant.
Peut-on emprunter une arme ou acheter des munitions sur place ?
Aucune location d'arme ni vente de munitions n'est prévue, la fédération le précise explicitement. Le tireur vient avec son matériel complet, dans le respect des règles de détention et de transport qui s'appliquent hors de son club.
Le stand à 300 mètres sera-t-il ouvert cet automne ?
Non. Le pas de tir à longues distances, qui couvre 200, 300 et 600 mètres, doit d'abord être réparé à la suite de dommages causés par les intempéries. La FFTir annonce une ouverture aux licenciés à terme, sans date.
Le CNTS peut-il remplacer un entraînement en club ?
Pas vraiment. Le centre met à disposition des installations et des cibleries, mais n'affecte aucun personnel à l'initiation, à l'entraînement ou au perfectionnement. La progression technique reste l'affaire du club et de son encadrement.
À quoi sert la carte à puce facturée 15 € ?
Elle concerne uniquement les tireurs aux plateaux et pilote l'accès aux machines de lancement. Elle est réutilisable et reste la propriété du tireur : la dépense n'est donc engagée qu'une fois, pas à chaque venue.

En résumé

  • Le CNTS s'ouvre aux licenciés selon une logique de groupe encadré, pas de créneau individuel : sans arbitre, titulaire du CAC ou encadrant diplômé, la réservation n'a pas de sens.
  • Le volume d'ouverture recule nettement, de vingt-quatre journées au premier semestre 2026 à huit au second.
  • Les tireurs à longue distance restent à la porte tant que les dégâts causés par les intempéries ne sont pas réparés, sans échéance annoncée.
  • La gratuité affichée s'accompagne d'une participation aux frais réels non chiffrée dans le communiqué, à vérifier au moment de réserver.
  • Pour des clubs sous tension, l'ouverture offre une respiration ponctuelle plutôt qu'une réponse au manque de pas de tir.