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Arc classique : douze archers retenus à Compiègne pour la course aux quotas

Arc classique : douze archers retenus à Compiègne pour la course aux quotas
© PleineMouche

Quatre journées de tir à Compiègne auront suffi à refermer la porte pour une majorité des candidats. À l'issue de l'épreuve de sélection arc classique organisée dans l'Oise, la Fédération française de tir à l'arc a arrêté le 4 septembre 2026 la composition de son collectif arc classique 2027 : six femmes et six hommes, chargés d'aller chercher les places qualificatives pour les Jeux olympiques de Los Angeles.

Un entonnoir en trois temps, refermé le vendredi en fin d'après-midi

Le format de la sélection ne laissait aucune place à la gestion prudente. Selon la FFTA, dans son communiqué du 4 septembre 2026, vingt-neuf archers s'étaient inscrits à Compiègne : dix-neuf hommes et dix femmes. Les deux premières journées ont ramené ce peloton à huit tireurs par genre, avant que le classement final ne retienne les six meilleurs de chaque catégorie, le vendredi en fin d'après-midi.

Autrement dit, un homme sur trois est ressorti sélectionné, contre trois femmes sur cinq. Le déséquilibre du nombre d'inscrits a mécaniquement rendu l'accès au groupe masculin bien plus sévère, à format de compétition identique.

Vingt-neuf archers présents à Compiègne, douze retenus : plus de la moitié du plateau a quitté la course aux quotas en quatre jours.

Les douze archers du collectif 2027

La liste publiée par la fédération mêle des tireurs installés au plus haut niveau international et des profils plus récents, issus de la relève. Elle est arrêtée pour la saison sportive à venir, et non pour l'olympiade entière.

Collectif hommesClubCollectif femmesClub
Thomas ChiraultClermont-FerrandLisa BarbelinRiom
Baptiste AddisNîmesAmélie CordeauAnnemasse
Jean-Charles ValladontNîmesCaroline LopezRiom
Florian BossardIssy-les-MoulineauxVictoria SebastianNîmes
Maël LamouretCherbourgMila Fremery-DelestanNîmes
Romain VialeClermont-FerrandLaï-Tsan RandriantsaraSaint-Denis de la Réunion

Ce que le mot « quota » recouvre réellement

La nuance échappe souvent au public, et elle change pourtant la lecture de cette sélection. Aux Jeux olympiques, les places de tir à l'arc ne sont pas attribuées à des archers mais à des comités nationaux : une nation gagne un ou plusieurs quotas lors des compétitions qualificatives, puis désigne ensuite, selon ses propres critères, qui les occupera.

Trois conséquences pratiques en découlent pour les douze sélectionnés :

  • figurer dans le collectif ne vaut pas billet pour Los Angeles, mais droit d'entrée dans le dispositif qui ira chercher les places ;
  • un archer peut décrocher un quota pour la France sans être celui qui le portera aux Jeux ;
  • la performance par équipes pèse autant que la performance individuelle, les épreuves collectives ouvrant des quotas multiples.

C'est ce qui distingue le tir à l'arc des disciplines où la qualification est nominative dès la première échéance, et ce qui explique qu'une fédération raisonne en collectif plutôt qu'en trio figé deux ans à l'avance.

Deux rendez-vous en 2027, et l'INSEP dès la mi-septembre

La FFTA indique que les sélectionnés ont rejoint l'INSEP une semaine après la sélection, pour entamer leur préparation sous la direction du head coach des équipes de France Oh Seon Tek, épaulé par les entraîneurs nationaux Jean-Manuel Tizzoni et Romain Girouille.

La fédération désigne deux échéances comme théâtre de la course aux quotas : les Jeux européens, fin juin à Istanbul, puis les championnats du monde de Medellín, en Colombie, en octobre 2027. Ce calendrier laisse une saison pleine de préparation avant le premier couperet international, mais il impose aussi de tenir un niveau sur douze mois plutôt que sur un pic isolé.

Pour le tireur de club, ce collectif dit surtout où se situe désormais la marche : l'accès au groupe France passe par une compétition de sélection dédiée, disputée sur plusieurs jours, et non par un cumul de résultats étalés sur la saison. Une logique de rendez-vous unique que l'on retrouve dans d'autres disciplines de précision, comme lors des championnats de France de tir disputés à Volmerange.

D'autres sélections nationales ont été arrêtées cet été dans les disciplines de parcours, avec les quatorze archers français retenus en tir 3D pour les mondiaux de Yankton et les vingt et un tireurs et archers alignés aux Jeux méditerranéens de Tarente. L'ensemble de ces échéances est suivi dans notre rubrique consacrée à la compétition.

D'après la Fédération française de tir à l'arc, 04/09/2026.

Questions fréquentes

Être dans le collectif arc classique donne-t-il une place aux Jeux de Los Angeles ?
Non. Les quotas olympiques de tir à l'arc sont attribués aux comités nationaux, pas aux athlètes. Le collectif désigne les archers qui iront disputer les compétitions qualificatives ; la répartition des places obtenues fera l'objet d'une sélection ultérieure par la fédération.
Pourquoi la sélection était-elle plus dure chez les hommes ?
Le format était identique pour tous, mais le nombre d'inscrits différait fortement. Selon la FFTA, dix-neuf hommes concouraient pour six places, contre dix femmes pour six places également, ce qui a durci l'accès côté masculin.
Le collectif est-il figé jusqu'aux Jeux olympiques ?
Il est arrêté pour la saison 2027, pas pour l'olympiade entière. Une nouvelle épreuve de sélection peut donc rebattre les cartes avant les échéances suivantes, ce qui laisse une porte ouverte aux archers écartés à Compiègne.
Où se gagneront les quotas français ?
La fédération cite deux rendez-vous : les Jeux européens organisés fin juin à Istanbul, puis les championnats du monde de Medellín, en Colombie, en octobre 2027. Ce sont ces compétitions qui distribueront les places par nation.
Que change l'entrée à l'INSEP pour ces archers ?
Elle place la préparation sous encadrement national permanent, avec le head coach Oh Seon Tek et les entraîneurs Jean-Manuel Tizzoni et Romain Girouille. La charge d'entraînement et le suivi deviennent quotidiens, là où un archer de club fonctionne par cycles autour des compétitions.

En résumé

  • Le collectif arc classique 2027 compte six femmes et six hommes, désignés au terme d'une sélection de quatre jours et non d'un cumul de résultats sur la saison.
  • L'accès au groupe masculin a été nettement plus sévère : un homme sur trois retenu, contre trois femmes sur cinq, à format identique.
  • Les places olympiques se gagnant par nation, aucun des douze n'a de billet acquis pour Los Angeles ; la désignation finale relèvera de critères fédéraux ultérieurs.
  • La saison 2026-2027 sert de préparation avant les deux rendez-vous qualificatifs, ce qui impose une régularité sur douze mois plutôt qu'un pic de forme isolé.